Le Parrain du 18ème festival

Christopher Prewett - peintre (Lot)

Le festival 2013 met à l'honneur des artistes anglais avec pour Parrain, le peintre Christopher Prewett...

Chris Prewett  exerce depuis 19 ans ses talents d’artiste dans la pittoresque vallée du Lot. Ses tableaux traduisent la nature humaine de ses habitants et l’émotion de ses paysages. Prewett utilise des moyens traditionnels dans un style expressionniste ; ses influences associent la discipline de l’art figuratif britannique à la vitalité de l'expressionnisme méditerranéen. De grands prix lui ont été décernés pour ses portraits, ses aquarelles et ses oeuvres thématiques. On retrouve ses tableaux dans des collections aussi bien publiques que privées.

Le courant dominant de ses tableaux est décrit comme « classique et cependant excentrique dans la substance et l’esprit ». Les peintures de Chris Prewett pétillent d’humour et d’énergie. Au-delà le profond et romantique attachement à la communauté et à la terre, elles illustrent l’improvisation audacieuse ou le souci de représentation se mêle avec bonheur à l’imprévisibilité du coup de pinceau.

Dans les paysages, tout semble émerger subitement, comme d’un sommeil de l’au-delà : les arbres, les maisons, les rivières , les collines et les gens, tous semblent possédés, tournoyant et chavirant ensemble, prenant conscience avec émerveillement de leur propre naissance au monde.

Si ces peintures évoquent le rêve, l’humour, elles possèdent en même temps une étrangeté légèrement inquiétante. Il y a ici quelque chose du fantastique ou du conte : les branches se tordent comme dans une lutte douloureuse, une maison se lève comme poussée par la terre, un clocher ouvre ses yeux abasourdis sur un enchevêtrement de toits rouges comme
le viande crue que mange le lion.

Dans ce monde rien n’est encore fixé, les formes vacillent et menacent de démentir le sens qu’on voudrait leur donner (et le feraient si les couleurs franches et décisives ne les obligeaient pas à remplir leurs tâches). Les perspectives oscillent , se courbent sur elles-mêmes, s’immergent . Et dans cet univers palpitant et en perpétuelle mutation , apparaît
l’être humain, tourmenté comme tout le reste, ployant et titubant sous l’assaut d’un vent qui semble venir de tous les cotés à la fois. Et que peux faire le corps humain dans ce monde-là ? Si ce n’est se laisser entraîner par le flot, ou prendre sa trompette ou son tambour et lancer la musique, alors qu’un frisson de plaisir fait craquer ses atomes.