Jean Delêtre, parrain du 22ème Festival

A voir lors du week-end de clôture du festival, les 20 et 21 mai 2017, à la Maison de l'Intercommunalité.

Jean DELETRE

Jean Delêtre est parrain du 22ème Festival d'Artistes Peindre dans les rues.

En général, les découvreurs des œuvres de l'artiste, que ce soit sur le Web, aux diverses expositions, telles que celle des "Artistes pour l'Espoir", ou d'autres, évoquent œuvres et sujets avec un intérêt connoté de surprise et d'amusement, mais conjointement de questionnement intrigué…

Où va-t-il chercher cette inspiration-là, ourlée d'une telle maîtrise, cette précision et justesse du trait ? On se félicite par ailleurs, de l'occasion qui est donnée, de côtoyer un univers à la fois tangible et saugrenu, et qui renvoie à chacun, l'occasion d'un propre voyage dans un imaginaire extravagant d'apparence, mais aussi "questionnant" et poétique.

Jean Delêtre qui vit et crée dans le département des Deux-Sèvres, a en outre la réputation d'être d'un abord sympathique et accessible à l'égal de sa peinture fantaisiste, prolifique et opportunément interpellante… La gentillesse, la pédagogie, la simplicité ; seraient-elles consubstancielles d'imagination et ouverture d'esprit ?...

Ses "sujets" contextes et lieux dans leur représentation, ramènent à l'humeur délicieusement singulière des tableaux naïfs d'Europe centrale ou d'Amérique du Nord : objets et personnages semblent se défier, se démultiplier, dans un décor à la fois mutin et lumineux, et aussi souvent un joyeux désordre apparent…

Notre artiste, lui, se déclare "peintre irréaliste". Il restitue en effet un cadre d'essence familière empreint de critères que l'on ressent usuels et reconnaissables donc, mais d'autres sont émaillés d'imprévu, quelquefois "désopilant". Ceux qui les découvrent alors sont prêts à leur prêter d'autres possibles, à les émanciper à leur convenance, d'une veine créatrice supplémentaire…libérée ! La "fable" n'est pas loin et chacun se découvre à partir de la toile, contributeur de l'œuvre !

L'abondance prolifique de détails "saugrenus" parfois, s'expose telle une ode à ce qui paraît "la simplicité" (en fait très ouvragée…) et respire altruisme  et humanité.

On se prend à avoir envie de poursuivre l'aimable périple.

"Pique-nique" s'avère une joyeuse et pétillante aubaine et "Garden Party" confirme et accentue un parti-pris d'onirisme et de décalage confinant au "rêve éveillé"…

Réalisme et démesure s'entrecroisent, horizontalité et verticalité se chevauchent, mais la beauté créative et délicate gardent "la part belle"… et révèlent l'humeur sous-jacente de l'Artiste.

L'émergence symbolique d'un monde de fantaisie est susceptible alors de devenir l'antidote de la montée en puissance oppressante et erratique de notre quotidien.

D'autres chapitres à ouvrir donc, il le faudrait !

  Retrouvez-le sur http://www.artec01.com/deletre