Léa DOMINOT, peintre

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Ni la personnalité, ni les œuvres, ni encore moins les sujets et objets créés par Léa Dominot, n'annoncent de "postures figées". Non, tout implique la vie-même et l'authenticité.  Mais ce quotidien n'est ni morose, ni monotone et transcendé dans une vérité qui se fait "légèreté".

Les couleurs de l'acrylique s'interpellent, tout en fusionnant parfois… De toute façon, on pressent un conducteur qui a sous-tendu la toile, la scène, une petite intrigue éventuellement…

D'où vient cette souriante et pétillante jeune femme dont l'articulé précis martèle des convictions qu'elle s'est forgée, tout au long d'un parcours de près de 30 années ?

De la joie, de la vie, pour des tableaux reflétant une certaine énergie et un goût prononcé pour les couleurs. Léa Dominot peint des compositions "mutantes" mêlant acrylique, pastel gras, encre, collage et autres mixtes. Stylisation des formes humaines, disproportions, postures des personnages, souvent asymétriques, abondance de détails…

Alors qu'elle est encore étudiante aux Beaux-Arts  de Nantes, Léa crée, en 1990, sa ligne de prêt à porter féminin… Elle enrichit sa boutique d'accessoires, bijoux, objets de décoration, vaisselle… La peinture demeure cependant son expression majeure. En 2008, elle décide donc de se consacrer uniquement à la peinture.

Sa technique est des plus "reconnaissable". Tout contribue à un charme cohérent et suffisamment désinvolte… maîtrisé…

Le spectateur va repartir avec une bouffée d'optimisme et de fraîcheur…

Ses "héros" ont l'œil vide ou plein, leur bouche est souvent un cœur offert, tel un joli cadeau… Leur mise en scène devient "chorégraphie" par un trait ourlé qui fixe le champ, mais ne le fige pas renvoyant le spectateur… à un autre épisode…

Léa aime les grands formats : autant de "héros ordinaires " issus de la "Pop Culture", de la BD Leurs membres sont parfois, tordus ou disproportionnés pour laisser place à une gestuelle plus riche que le spectateur lui-même anticipe tel le moment particulier d'une "comic strip" à rebondissements.

L'artiste crée enfin des petits formats qu'elle ordonne en série…

Elle ne tient pas à s'enfermer dans la sémantique ni le purisme… le snobisme. Elle déclare que ces petits sujets peuvent être "cadeaux" dans une double acceptation : ce qu'ils représentent est une part du décor des personnages, et donc, en creux, de leur histoire !