Martine Bénéteau

Martine Bénéteau, à la Villa des Indépendants, devant ses créations. 

Une force intime, et une conviction de fond qu'elle déclinera au fur et à mesure de son propos, émanent dès la première rencontre avec l'artiste.

Elle est elle-même "praticienne" de l'art pictural et a accordé depuis ses débuts, une fidélité indéfectible au Festival de Rocheservière, profitant à chaque fois des animations (démonstrations, sorties croquis…) qui ont illustré la manifestation au cours de "sa montée en puissance" et son récent renouvellement.

Elle souhaite rencontrer le public autour de son projet, sûre que ce qu'il lui renverra, aidera sa pratique et ouvrira le champ de "nouveaux possibles".

Une prédilection pour les Terres du Sud, dans une acception très minérale et concrète du terme. Elle en use dans des tableaux polymorphes qui suivent une constante délibérée : ocres, jaunes, oranges s'insérant parmi le brun brut, des pigments "du Midi encore", vont rehausser l'ensemble. Elle insiste et labellise en toute simplicité les émotions qu'elle ressent ou croise fugitivement et qui confortent le sens qu'elle met dans sa démarche.

Qu'elle ne s'inquiète pas… Chez elle, un perfectionnisme inquiet émerge, mettant dans l'œuvre probablement un sens inné du "labeur" qui environne si souvent le questionnement et le travail de l'artiste.

« Ce travail n’est ni de la peinture, ni de la sculpture, la matière se déploie, se transforme » dit-elle. Elle y ajoute des substantifs : mystère – bonheur – joie…

Le feu est suggéré, exalté par sa fidélité "chromatique comme une concomitance avec le sacré".

Il n'y a aucun doute que l'on se trouve en compagnie de cette aimable artiste dans une quête de sens et d'avancée qui coïncide, au final, à la magnifique récompense d'un "reçu-donné" étape initiale d'un chemin qui deviendra "Patchwork".

Le parcours d'une modeste, mais très attachante, qui a compris d'elle-même les bienfaits de la quête artistique.