Serge Chapuis parraine le 21e Festival d’artistes

Serge Chapuis parraine le 21e Festival d'artistes Rocheservière - Modifié le 20/03/2016 à 04:01 | Publié le 18/03/2016 à 00:33 OUEST-FRANCE Serge Chapuis dans son atelier, à Sallertaine, un univers coloré. L'oeil bleu pétillant, il est constamment en création.

Serge Chapuis dans son atelier, à Sallertaine, un univers coloré. L'oeil bleu pétillant, il est constamment en création. Depuis neuf ans, l'artiste s'est posé à Sallertaine. Après les Beaux-Arts à Nantes, il a été scénographe en aménagement d'intérieurs à Madagascar, au Brésil, en Bolivie... Portrait

Les voyages continuent à nourrir sa réflexion sur le monde et son inspiration : « Je cherche la vérité par-delà les apparences, je veux aller plus loin dans la matière. Je fais de la prospection et de l'introspection. » De l'art abstrait mais construit

Serge crée à l'huile, vernis, pigments et résines pour des effets de matière, des affrontements mats et brillants qui animent ses oeuvres. Il travaille des séries qu'il poursuit au fil des années, des thèmes, tels la nature, la création ou la destruction, le temps qui passe.

Les tableaux regorgent de couleurs qui se meuvent sous le regard ; ils s'appellent Phénix, Kérosène, Fukushima ou L'hippocampe, La vague... Serge s'arrête devant un tableau en cours, Le chemin, celui de l'exode qui existe toujours, les migrants : « Mon père était militaire. Il s'est battu pour qu'on puisse être libre. Mon métier d'artiste me permet de transmettre mes convictions. »

Autre thème, la condition humaine et une série d'hommes en position foetale, une souffrance se dégage et une double lecture : « Je ne suis pas un tourmenté, bien au contraire, mais je ne supporte pas l'injustice, je la combats avec mon pinceau. »

Son histoire, le visiteur se fait la sienne

Un grand cercle, ponctué d'une multitude d'éclats, Le massacre du printemps, le Printemps de Prague, Arabe, des oeillets ou des Peuples.

Au départ, le rythme de la saison est inspiré de Stravinsky : « La musique m'entraîne et cela devient une évidence. Quelque chose me fait vibrer et je construis. »

Dans son atelier, il aime expliquer, l'art devient accessible à tous, il est passionné et passionnant et le public se fait sa propre interprétation.

Le festival

Ouverture, samedi 23 avril, et lancement du premier concours et l'Art en coulisses (édition du 16 mars), et week-end de clôture, les 14 et 15 mai. Concours, expositions et animations dans l'ancien Ehpad, la Villa des indépendants, un nouvel univers.

Et l'exposition de Serge Chapuis qui donne le ton : « Rocheservière, capitale éphémère de l'art contemporain ».

En savoir plus : www.serge-chapuis.com ou peindredanslesrues.fr