Serge Chapuis

Il peint, sculpte, photographie… construit... compose sa « pièce musicale » à lui, lumineuse, flamboyante, et à tous égards cohérente… Sa base est l'acrylique, dont il obtient le meilleur, et il livre au plus large, sa vision, noble contribution au monde, à la vie tumultueuse et contrastée, parfois sombre… qui y règne. L'itinéraire parmi ses réalisations, s'avère un magnifique voyage, lucide et revigorant.

La rencontre avec cet artiste de conviction, est aisée et vibrante, la sympathie émerge. Son attention à l'autre est immédiate. Sans emphase, avec aisance, il martèle propos et principes, comme s'il était « saisi d'urgence »... Cette célérité à affirmer, justifier, générer l'émotion, est un code à lui, lisible, parmi les éléments divers de son œuvre, diverse, prolifique, mais sûrement reconnaissable par sa « brillance » en superficie, cette déclinaison des lumières, antidotes de l'ombre et du néant.

Il affirme d'emblée « nourrir sa peinture avec la littérature. L'éclectisme de ses thèmes et leur incontournable profondeur, en sont les gages… « Dans un mouvement « d’absorbisme » la peinture joue ici, plusieurs actes ; » Sujets et visiteurs, se trouvent face à face, vont se toucher dans un va et viens qui peut s'apparenter à un « reçu-donné » tant l'imaginaire et la lumière se font écho, et quand bien même, les thèmes abordés se font eux, graves et douloureux.

Serge « s'inspire des faits passés, pour innover, témoigner su présent ». Le dit « témoignage » croise parfois une courageuse dénonciation, et se fait alors un vecteur précieux de l'engagement de l'Artiste. Le visiteur lui, est libre de s'en saisir ou non, dans le but de nourrir et affirmer ses propres convictions. (Capture d'écran (tous otages) – Cocktails – Le massacre du printemps).

L'artiste est éminemment capable de « se raconter » lui-même, de cette langue ardente et ciselée qui n'esquive point. Laissons-le dire ses convictions, dans un propos distancié, qu'il introduit par l'affirmation : « Il n'y a pas de hasard, il n'est que des rendez-vous. »

Serge Chapuis, l'ancien parrain du Festival 2016, a exposé cette année aussi à la Villa des Indépendants. 

Histoire d'EGO...

« Je concentre actuellement mes recherches, sur le travail de nouveaux média, en utilisant la lumière comme matériau, faisant ainsi de l'objet un symbole. Je peins, sculpte et photographie la lumière autour des lumières, pénétrant dans son mystère, le la capture, je l'étreins et l'emprisonne pour mieux la dévoiler... Une scénographie ou les œuvres témoignent de notre temps, quand les ombres en photographie, la lumière en sculpture, les pigments en peinture, s'opposent et se déchirent dans la splendeur et l'effroi. Sculptée, peinte ou photographiée dans une interprétation libre et moderne, l'œuvre, ici, devient symbole d'espoir face à l'obscurantisme. Globe-trotter d'idées et créateur, je reste en perpétuel éveil, empreint de doutes, de remords, parfois de culpabilité… mais également de renaissance et d'innocence. »                                                                     Serge Chapuis

Retrouvez tous ses tableaux sur : http://www.serge-chapuis.com/