Sylvie Bac, peintre

Parmi les affirmations énoncées par l'artiste, elle-même, la dernière est relative à ses origines, son identité : elle est basque et vit en Bretagne, ce qui n'a apparemment à ses yeux, rien de rédhibitoire, ni antinomique !

En outre, ses œuvres, en 2 séries (acrylique et huile) font souvent émerger, parmi d'autres flamboyances le fameux "rouge basque", gage de force et de vitalité conquérantes…

Elle déclare être née « un pinceau à la main », avant même d'acquérir l'écriture ! et enchaîne que « tout ce qui touchait à l'art était déjà une passion ». Belle et rare précocité !

« J'ai cheminé, continue-t-elle, à travers plusieurs périodes de ma vie artistique, en commençant par le plus difficile, puisque je me prédestinais à l'Hyperréalisme et au Trompe l'œil.

J'ai donc vécu ma première période, celle de l'enfance et de l'adolescence, que je nommerai "Errance", il y eut ensuite la voie de l'Hyperréalisme jusqu'à mes 35 ans, illustrant une "Evolution", puis l'arrivée en Bretagne fixera la naissance de mon style propre, illustré de marées basses, bords de côte et vieux bateaux échoués ; ce générique "Bretagne", donc, qui me mènera en 2016 à un virage radical vers l'abstrait, que je qualifie , pour ma part, d'abstrait réfléchi et structuré, période nouvelle que je vais alors libeller "le chemin intérieur ou renaissance" »(SIC)

Ce voyage artistique qu'elle décline avec précision et conviction, est "rendu" par des toiles vibrantes, foisonnantes, desquelles émergent et se propagent dans une fidèle verticalité, des taches fuselées, expressives, s'apparentant à de vifs et mouvants personnages.

Au sein de sa technique "mixte", Sylvie Bac donne la part belle, donc, au rouge qui flamboie, mais cohabite néanmoins avec des verts et des jaunes, couleur de feu. "L'automne de Vivaldi" suggère un mouvement directionnel vers la lumière. Cet élan se vérifie dans une autre toile : "Vers un autre monde".

Même si l'artiste  s'est adonnée à l'origine, comme bon nombre de ses pairs, au Figuratif, ceci n'occulte en rien qu'elle s'est parallèlement "façonné" son monde à elle empreint de vagues et d'écume…Ça et là, la blancheur vibrante "d'une tempête de sable" cernée d'un mur de glace, un ange flouté, fixé à l'intérieur d'un environnement nimbé de sorcellerie (le noir et le rouge…)

Une ineffable dualité "terre-mer" "rêve-réalité" "tangible-intangible" semble signer sa féconde inspiration.