Valérie Babin

Valérie Babin et ses sculptures, à la Villa des Indépendants. 

L'intérêt que porte la sémillante artiste à "l'Histoire de l'Art" est communicatif. Il est d'emblée perceptible qu'elle se façonne un parcours non orthodoxe mais fort documenté.

Parmi les nombreuses et spécifiques orientations, facettes, qu'elle embrasse, elle a choisi de "camper" parmi les "VANITES" qui sont les représentations allégoriques de la mort.

Quelque chose de jubilatoire émane des propositions de Valérie dès qu'elle abonde dans ses "justifications éclairées". Elle rappelle avec un intérêt saillant, la présence symbolique du "crâne" chez les Peintres Antiques (Grecs, puis Egyptiens), qu'elle fût maintenue et parfois confortée tout au long des siècles, de manière ponctuelle parfois lors du "Courant Baroque" ou plus tard… par Van Gogh, puis Cézanne. L'exploration plus tardive et novatrice de la photographie contribuera également à "fixer le vocable". " La VANITE" est devenue une représentation "en embuscade" de la mort, cette veilleuse solitaire, seule apte à triompher de la brièveté et la vacuité du temps qui passe inexorablement.

"Le crâne" va donc, comme d'autres symboles, surgir dans certaines toiles d'artistes, tel un message récurrent, un poncif martelant que la vie est vaine, si elle consiste à accumuler les biens favorisant " l'avoir" au déprofit de "l'être".

Valérie  élève de la sculpteure et céramiste Françoise Boudier, précise son engouement pour la technique du "Raku" appréciant les effets de craquelures d'après cuisson. Anticipe-t-elle la fragilité du rendu, de l'œuvre encours, de la beauté en général ?

De temps en temps l'Artiste dans une plaidoirie gourmande et justificative, réitère un propos général relatif à la motivation et la trajectoire de "l'Artiste". Son propre chemin de vie ne l'inclinait pas à cette veine créatrice, jubilatoire et partageuse. "Les catacombes" en dépit de leur connotation lugubre et mortifère n'étaient-elles pas des installations artistiques avant l'heure ?"

Valérie a toujours dessiné… La flamboyance des "calaveras mexicaines" l'ont beaucoup inspirée.

Son enthousiasme est patent lorsqu'elle évoque avec précision des noms d'Artistes Créateurs, initiateurs de courants, contributeurs de renouveau. En cours de conversation, Valérie a, par épisodes, entonné la liste de "Grands Maîtres" vénérables et inspirateurs / Klimt – Jackson Pollock – Van Gogh – Delaunay – Chaissac – Dali…

De son humour ravageur, elle pourfend, conformismes et étroitesse…

Visitons sa propre galerie de "Vanités" enrichies d'acryliques flamboyantes et représentant des "personnalités" illustres, leur forgeant quelque peu, une personnalité nouvelle ou changeante mais aucunement dévoyée.

D'un geste ample et décidé, l'Artiste continue son œuvre et son chemin, et on ne peut douter de l'engagement perpétuellement "revisité" de sa passion, et de son accomplissement personnel à l'intérieur.

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